Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 22:08

On s'occupe bien comme on peut.

http://img163.imageshack.us/img163/8121/img007ct.jpg

Par Suhani - Publié dans : Broutilles graphiques
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 17:47

   

"Sur ces photos elle se détestait..."


"Ici elle est parfaitement épanouie."

 

Photo 1 & 2 : George Sand par Richebourg (1852) - Musée d’Orsay.

Photo 3 : George Sand par Nadar (1864) - Médiathèque de l’architecture et du patrimoine - Archives photographiques.

Par Suhani
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 10:03

img005.jpg

Ce matin, dans ma découverte permanente des programmes matinaux de France Culture, j'ai eu, encore une fois, à éprouver une âpre contrariété manifeste. L'émission non moins estimable La Fabrique de l'Histoire présentait un ouvrage récemment publié aux éditions Alma Les gargouilles de Notre-Dame : médiévalisme et monstres de la modernité de Michael Camille. Le livre s'attache à expliquer comment l'imaginaire et les représentations collectives du Moyen âge se sont construits au 19e siècle notamment avec l'ajout des fameuses gargouilles à Notre Dame de Paris à l'initiative de Violet le Duc, qui les avait conçues comme portant un regard distant sur leur siècle en plein bouleversement ; les créatures de pierre ayant fourni à la fiction un vaste sujet de fabulation. "L'imagination comme l'autre nom de l'érudition", tel est le propos, passionnant par ailleurs, de ce livre. Hélas, ce type de considération sur l'imaginaire et les représentations collectives est toujours (il est presque amusant de les deviner en ligne de mire...) accompagné d'une pique méprisante envers une culture plus contemporaine qu'est souvent celle du cinéma d'animation. Ici, l'auteur du livre regrette la modernité qui aurait consisté en la restauration des gargouilles par un processus de banalisation, et même dirent-ils, de "waltdisneyisation". Walt Disney aurait contribué au lissage de ces sculptures de part sa transmission elle aussi lissée de cet imaginaire. Quel est ce besoin constant de déprécier ce qui pourtant fait aujourd'hui indéniablement partie de notre culture, presque au même titre que nos bonnes vieilles gargouilles ? Ne peut-on, du moins dans le cadre d'une exploration historique objective, traiter cette culture avec un minimum de détachement ?

L'exposition du Grand Palais de 2006 avait pourtant tenté de légitimer, par la mise à nue des sources européennes de l'imaginaire de Disney, ce qui reste un ensemble majeur d'œuvres d'art, et ce malgré leur exploitation sinon instrumentalisation commerciale excessive et leur diffusion massive. L'animation est toujours autant considérée comme un divertissement populaire mineur ; on parle rarement de Peter Pan de James M. Barrie sans ajouter une remarque désobligeante sur la prétendue pauvreté de la version de Disney ; on ne cesse de citer en regard du roman Heidi de Johanna Spyri la pâle médiocrité de la série animée japonaise d'Isao Takahata. Toujours on tente une comparaison faussée et stérile de l'œuvre originale et de son adaptation animée. Je suis bien lasse.

 

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-histoireactualites-du-vendredi-161211-2011-12-16


Par Suhani
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